Le blog
d'Assurance en Direct

Actualité, astuces et conseils !

Blog Assurance en Direct

Voir tous les articles

Comment éviter les surcoûts d'assurance auto après un petit accrochage ?

Accrochage voiture : conseils pour éviter les surcouts d'assurance

Un accrochage mineur en ville, comme une rayure sur un pare-chocs ou un choc léger en sortie de stationnement, peut avoir des conséquences financières importantes si l’on n’adopte pas les bons réflexes. En matière d’assurance auto, même les incidents sans gravité peuvent impacter le montant de la prime ou entraîner une perte de bonus. Comprendre les mécanismes de tarification et savoir comment réagir permet de limiter les surcoûts.

Sommaire

Quel impact sur votre prime d’assurance après un petit accrochage ?

Un accrochage léger peut entraîner une hausse de la prime d’assurance, même si les dégâts sont minimes. En effet, les assureurs appliquent un système de bonus-malus basé sur la responsabilité dans les sinistres déclarés. Selon l’article A.121-1 du Code des assurances, un sinistre responsable entraîne une majoration du coefficient de réduction-majoration (CRM), ce qui augmente la cotisation annuelle.

Par exemple, un conducteur avec un coefficient de 0,80 verra ce dernier passer à 0,96 après un sinistre responsable, soit une hausse de 20 % sur la prime de base. Cette majoration reste en vigueur pendant deux ans si aucun autre sinistre n’est constaté.

Responsabilité et bonus-malus : comprendre les règles

Le système de bonus-malus est obligatoire pour tous les contrats d’assurance auto couvrant la responsabilité civile (article R.211-1 du Code des assurances). Il fonctionne sur la base d’un coefficient initial de 1,00 et évolue selon les sinistres déclarés :

  • Une réduction de 5 % par an sans sinistre responsable (jusqu’à 0,50)
  • Une majoration de 25 % par sinistre responsable

Le malus est appliqué uniquement si vous êtes reconnu responsable, totalement ou partiellement. En cas de responsabilité partagée (50/50), comme dans certains accrochages sur parking, la majoration est limitée à 12,5 %.

Les sinistres non responsables, ou ceux causés par un tiers identifié, n’entraînent aucune pénalité. Il est donc essentiel de bien remplir le constat amiable pour refléter précisément les circonstances de l’accident.

Peut-on réparer sans faire intervenir l’assurance ?

Il est possible, juridiquement, de choisir de ne pas déclarer un sinistre à son assurance, tant qu’aucun tiers n’est impliqué ou que les dommages sont exclusivement matériels. Cela permet d’éviter une éventuelle hausse de prime.

Toutefois, selon l’article L.113-2 du Code des assurances, l’assuré reste tenu d’informer son assureur de tout sinistre dans un délai de cinq jours ouvrés, même s’il ne souhaite pas de prise en charge. En pratique, de nombreux assurés omettent cette déclaration pour des incidents très mineurs, ce qui peut poser problème en cas de litige ultérieur.

Dans le cadre d’un accord amiable avec un autre conducteur, il est possible de régler les réparations à l’amiable, sans déclaration à l’assurance. Ce type de solution est envisageable uniquement si les deux parties sont d’accord et qu’aucun dommage corporel n’est constaté.

Bonnes pratiques pour limiter les conséquences financières

Pour éviter une augmentation injustifiée de votre prime d’assurance après un petit accrochage, certaines précautions peuvent être prises :

  • Remplir soigneusement le constat amiable avec le tiers impliqué, en précisant les circonstances exactes
  • Photographier les dégâts et le lieu de l’accident pour documenter les faits
  • Évaluer le montant des réparations avant de décider de déclarer le sinistre
  • Privilégier une résolution à l’amiable si les dommages sont mineurs et les deux parties d’accord
  • Consulter son contrat pour vérifier les franchises et les garanties applicables

Il est également utile de vérifier si le sinistre peut être classé comme « non responsable », ce qui permettrait d’éviter tout malus. Certains assureurs disposent d’un service d’assistance juridique ou d’un conseiller sinistre pouvant aider à cette analyse.

L’intérêt d’une assurance auto flexible en milieu urbain

En zone urbaine, les risques d’accrochages mineurs sont fréquents en raison de la densité de circulation et de la difficulté de stationnement. Une assurance auto modulable peut permettre de mieux s’adapter à ce contexte.

Certains contrats proposent des options spécifiques pour les petits sinistres, comme une franchise réduite ou une option « accident sans malus » une fois par an (Hypothèse, car les conditions varient selon les assureurs, à vérifier dans les conditions générales du contrat).

Les conducteurs urbains peuvent aussi envisager une formule au kilomètre ou à la journée, lorsque leur usage du véhicule est limité. Cela permet d’ajuster la cotisation à l’usage réel et de limiter les hausses en cas de sinistre ponctuel.

Enfin, l’usage de dispositifs de protection (caméras embarquées, stationnement surveillé) peut contribuer à limiter les risques et à fournir des preuves en cas d’accident, facilitant la reconnaissance de responsabilité.

FAQ

Faut-il toujours déclarer un petit accrochage à son assurance ?

La loi impose de déclarer tout sinistre dans un délai de cinq jours ouvrés (article L.113-2 du Code des assurances), même si vous ne souhaitez pas de prise en charge. Toutefois, en pratique, de nombreux petits incidents sont réglés à l’amiable entre conducteurs.

Un accrochage mineur entraîne-t-il automatiquement un malus ?

Non. Le malus n’est appliqué que si vous êtes reconnu responsable, totalement ou partiellement. En cas de non-responsabilité, votre bonus est conservé.

Peut-on refuser de faire intervenir l’assurance si les dégâts sont faibles ?

Oui. Si vous êtes le seul concerné ou si un accord amiable est trouvé avec le tiers, il est possible de ne pas solliciter l’assurance. Cela permet d’éviter une hausse de prime, mais présente un risque en cas de contestation ultérieure.

Quel est le délai pour contester un constat amiable ?

Une fois signé par les deux parties, le constat amiable a valeur juridique. Il est donc important de ne rien signer que vous ne compreniez ou que vous contestez. Une fois transmis à l’assureur, il devient difficile de revenir dessus.

Existe-t-il un seuil en dessous duquel les assureurs ne majorent pas la prime ?

Non. Même un sinistre mineur peut entraîner une majoration si vous êtes reconnu responsable. Cependant, certains contrats peuvent prévoir une « tolérance » pour un premier sinistre, à vérifier dans les conditions générales du contrat.