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Que se passe-t-il après plusieurs petits sinistres sans gravité en assurance auto ?

Assurance auto et sinistres sans gravité

Les petits sinistres sans gravité, comme les rayures, accrochages ou impacts mineurs, sont fréquents en assurance auto. Leur accumulation peut avoir des conséquences non négligeables sur votre contrat d’assurance, tant sur la prime que sur la relation avec l’assureur.

Sommaire

Qu’est-ce qu’un petit sinistre sans gravité ?

Un petit sinistre sans gravité désigne généralement tout dommage matériel mineur, sans blessé, dont le coût de réparation reste faible. Il peut s’agir de rayures sur la carrosserie, d’un phare cassé, d’un rétroviseur arraché ou d’un choc léger sur un pare-chocs.

Selon la Fédération Française de l’Assurance, ces sinistres n’entraînent ni immobilisation prolongée du véhicule ni conséquences corporelles. Toutefois, chaque déclaration, même minime, est enregistrée dans le relevé d’information de l’assuré, document officiel retraçant l’historique des sinistres sur 5 ans (article A121-1 du Code des assurances).

Prise en compte des petits sinistres par les assureurs

Les assureurs enregistrent systématiquement chaque sinistre déclaré, quelle que soit son importance. Le relevé d’information, prévu par l’article A121-1 du Code des assurances, recense tous les sinistres responsables ou non, y compris ceux n’ayant pas donné lieu à une indemnisation.

La fréquence des petits sinistres est donc un critère d’appréciation du « risque assuré » et peut influencer la gestion du contrat par l’assureur. Certains contrats prévoient des franchises spécifiques ou excluent certains dommages mineurs en cas de sinistralité répétée.

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Impacts sur la prime d’assurance auto

L’accumulation de petits sinistres, même sans gravité, peut entraîner une hausse de la prime d’assurance auto lors de l’échéance annuelle. En effet, chaque sinistre déclaré est pris en compte lors de la réévaluation du tarif, conformément à l’article L113-4 du Code des assurances.

Le tableau ci-dessous synthétise les principaux impacts selon la politique des assureurs :

Nombre de petits sinistres sur 12 moisConséquence fréquente sur la prime (Hypothèse)
1Aucune ou faible augmentation
2 à 3Augmentation modérée de la prime
4 et plusHausse significative de la prime, étude du risque approfondie

Effets sur le système de bonus-malus

Le bonus-malus, ou coefficient de réduction-majoration (CRM), est régi par l’article A121-1 du Code des assurances. Seuls les sinistres « responsables » impactent ce coefficient. Si un assuré est jugé responsable d’un petit sinistre, même sans gravité, un malus s’applique : la prime augmente de 25 % pour chaque sinistre responsable déclaré.

À l’inverse, un sinistre non responsable (par exemple, si le tiers est identifié et reconnu fautif) n’impacte pas le bonus-malus. Les sinistres « partiellement responsables » entraînent une majoration de 12,5 % du coefficient.

Autres conséquences possibles pour l’assuré

Au-delà de la prime et du bonus-malus, plusieurs conséquences peuvent survenir après plusieurs petits sinistres :

  • Augmentation de la franchise appliquée à chaque nouveau sinistre ;
  • Restriction des garanties (exclusion de certains dommages mineurs) ;
  • Refus de certaines extensions de garantie lors du renouvellement du contrat ;
  • Inscription dans le fichier central des sinistres, accessible à tous les assureurs (article L121-1 du Code des assurances).

L’assuré doit consulter les conditions générales de son contrat pour connaître les mesures appliquées en cas de sinistralité répétée.

Résiliation du contrat pour sinistralité répétée

Selon l’article L113-12 du Code des assurances, l’assureur peut résilier un contrat auto à l’échéance annuelle, en respectant un préavis de deux mois, en cas de sinistralité jugée excessive, même si les sinistres sont de faible gravité.

La résiliation pour fréquence de sinistres doit être explicitement notifiée à l’assuré, qui dispose alors d’un délai pour rechercher un nouvel assureur. L’inscription de la résiliation sur le relevé d’information peut compliquer la souscription d’un nouveau contrat, certains assureurs appliquant des surprimes ou refusant l’adhésion.

Prévention et conseils pour limiter les conséquences

Pour limiter les impacts des petits sinistres répétés :

  • Évaluer l’opportunité de déclarer chaque sinistre (notamment si le montant des réparations est inférieur ou proche de la franchise) ;
  • Conserver un historique précis des déclarations effectuées ;
  • Consulter les conditions générales pour connaître les seuils de tolérance de l’assureur ;
  • Adopter une conduite préventive et stationner dans des zones sécurisées pour réduire le risque d’incidents mineurs.

Le choix de déclarer ou non un petit sinistre doit être mûrement réfléchi, car chaque déclaration reste inscrite dans l’historique de l’assuré pendant 5 ans (article A121-1 du Code des assurances).

FAQ

Un petit sinistre non responsable est-il pénalisant ?

Non, un sinistre non responsable n’impacte pas le bonus-malus. Cependant, il est inscrit dans le relevé d’information et peut être pris en compte par l’assureur lors de la réévaluation du risque.

Combien de petits sinistres puis-je déclarer sans risquer de résiliation ?

Il n’existe pas de seuil légal. Chaque assureur détermine ses propres critères de tolérance. En pratique, plusieurs sinistres en 12 ou 24 mois peuvent conduire à une hausse de prime ou à une résiliation, selon les conditions du contrat.

La franchise change-t-elle après plusieurs petits sinistres ?

C’est possible. Certains contrats prévoient une augmentation de la franchise en cas de sinistralité répétée. Cette disposition doit être mentionnée dans les conditions générales du contrat.

Est-il obligatoire de déclarer un petit sinistre à son assureur ?

La déclaration est obligatoire si un tiers est impliqué, ou si le sinistre entraîne un dommage corporel. En cas de dommage matériel isolé, la déclaration n’est pas impérative, mais l’assureur ne prendra en charge les réparations que si le sinistre est déclaré.

Comment savoir si mon assurance a été résiliée pour sinistralité ?

L’assureur doit vous notifier la résiliation par courrier recommandé, en précisant le motif. Cette information figure également sur le relevé d’information transmis à l’assuré.