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Assurance auto refusée partout : que faire ?

Rencontrer un refus d’assurance auto peut générer une forte inquiétude, en particulier après un malus, une résiliation pour non-paiement ou une suspension de permis. Pourtant, l’assurance auto est légalement obligatoire pour tout véhicule circulant ou stationné sur la voie publique en France. Comprendre les droits, les alternatives et les démarches possibles permettent de sortir de cette situation et de rouler en conformité avec la loi.

Sommaire

Quelles sont les principales causes de refus d’assurance auto ?

Les refus d’assurance auto émanent principalement d’une évaluation du risque jugé trop élevé par les assureurs. Les motifs les plus fréquents sont :

Ces situations inscrivent le conducteur dans la catégorie des profils « à risque », ce qui motive les assureurs à refuser la souscription d’un contrat auto classique.

L’obligation légale d’assurance auto en France

La loi française impose à tout propriétaire de véhicule terrestre à moteur d’être assuré au minimum en responsabilité civile, même si le véhicule ne circule pas. Cette obligation concerne :

  • Les voitures particulières
  • Les utilitaires
  • Les deux-roues motorisés
  • Les camping-cars, etc.

Le défaut d’assurance constitue une infraction pénale, passible d’une amende forfaitaire de 500 €, pouvant atteindre 3 750 € avec, en cas de récidive, des peines complémentaires telles que la suspension du permis, la confiscation du véhicule ou l’obligation d’accomplir un stage de sensibilisation à la sécurité routière (Article L324-2 du Code de la route).

Le Bureau Central de Tarification (BCT) : solution en dernier recours

Lorsqu’un conducteur essuie plusieurs refus d’assurance auto, il peut saisir le Bureau Central de Tarification (BCT). Cet organisme indépendant, créé par le Code des assurances, a pour mission de permettre à tout conducteur d’accéder à une assurance de responsabilité civile automobile, même en cas de risque aggravé.

Procédure de saisine du BCT

  1. Demander par écrit à un assureur un devis pour une assurance au tiers (responsabilité civile minimum obligatoire).
  2. Conserver la preuve du refus écrit ou du défaut de réponse sous 15 jours.
  3. Constituer un dossier comprenant :
    • Lettre de refus ou absence de réponse de l’assureur sollicité
    • Copie du devis demandé
    • Formulaire de saisine du BCT, disponible sur le site du BCT
    • Copie du certificat d’immatriculation du véhicule
    • Copie du permis de conduire
    • Justificatif d’identité
  4. Envoyer le dossier complet au BCT par lettre recommandée avec accusé de réception.

Le BCT fixe alors le montant de la prime et impose à l’assureur choisi de garantir la responsabilité civile du conducteur, pour une durée d’un an. Cette procédure ne concerne que la garantie obligatoire et non les garanties complémentaires (vol, incendie, tous risques).

ÉtapeDélai
Demande de devis à un assureurLibre
Réponse de l’assureur15 jours
Dépôt du dossier BCT15 jours après refus
Délai de décision du BCTEnviron 2 mois

Quelles alternatives et solutions avant le BCT ?

Avant d’engager la procédure auprès du BCT, il est recommandé d’explorer d’autres solutions :

  • Consulter des assureurs spécialisés dans les profils à risque, certains acteurs du marché acceptant d’assurer des conducteurs malussés ou résiliés, comme le cas d’Assurance en Direct.
  • Faire appel à un courtier en assurance, qui pourra rechercher des offres adaptées à la situation du conducteur.
  • Réduire les garanties au strict minimum légal (responsabilité civile), pour limiter le coût et faciliter l’acceptation du dossier.
  • Vérifier l’exactitude de l’historique d’assurance transmis aux compagnies (relevé d’informations), une erreur pouvant parfois expliquer un refus.

Si ces démarches échouent, la saisine du BCT reste la voie légale pour obtenir une assurance auto, conformément à l’obligation légale.

Acceptant tous les profils

Quels sont les risques en cas de non-assurance du véhicule ?

Rouler sans assurance constitue une infraction grave, même si le véhicule n’est pas utilisé quotidiennement. Les sanctions prévues par la loi sont les suivantes :

  • Amende forfaitaire de 500 €, pouvant être majorée à 1 000 €
  • Amende maximale de 3 750 € décidée par le tribunal
  • Suspension ou annulation du permis de conduire
  • Confiscation du véhicule
  • Stage obligatoire de sensibilisation à la sécurité routière
  • Indemnisation des victimes à la charge du conducteur en cas d’accident responsable non assuré, par l’intermédiaire du Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO)

L’absence d’assurance expose donc à des conséquences financières et judiciaires très lourdes, sans compter la difficulté accrue à se réassurer par la suite.

FAQ

Est-il légal pour un assureur de refuser d’assurer un conducteur ?

Oui, un assureur peut refuser d’assurer un conducteur s’il estime le risque trop élevé, notamment en cas de malus important, de suspension de permis ou d’antécédents de résiliation. Cependant, la loi garantit à toute personne le droit d’être assurée au minimum pour la responsabilité civile via le Bureau Central de Tarification (BCT).

Combien de temps dure la procédure auprès du BCT ?

Après la constitution du dossier, la décision du BCT intervient généralement dans un délai d’environ deux mois. L’assureur désigné est alors tenu de délivrer une assurance responsabilité civile pour une durée d’un an.

Peut-on choisir ses garanties avec le BCT ?

Le BCT ne peut imposer à l’assureur que la garantie de responsabilité civile, qui est la couverture minimale obligatoire. Les garanties complémentaires (vol, incendie, tous risques) restent à la discrétion de l’assureur sollicité.

Que faire en cas de refus d’indemnisation pour défaut d’assurance ?

En cas d’accident responsable sans assurance, le Fonds de Garantie des Assurances Obligatoires (FGAO) indemnise les victimes, mais se retourne ensuite contre le conducteur non assuré pour obtenir le remboursement des sommes versées.

Un véhicule à l’arrêt doit-il être assuré ?

Oui, la loi impose qu’un véhicule immatriculé, même s’il ne circule pas, soit assuré au minimum pour la responsabilité civile.